Boussu (Belgique) - Fête médiévale 2009

Fête médiévale dans le parc et le château de Boussu (Belgique), ces 12 et 13 septembre 2009.

« Œuvre célèbre à cause de sa rare architecture » (Guichardin), le château de Boussu était constitué d'un bâtiment en carré de cent mètres de côté, relié à un châtelet d'entrée par une galerie, et comportait des écuries pouvant accueillir trois cents chevaux.

Premier château homogène de style Renaissance construit au nord de la Loire, il est la synthèse accomplie des deux grands courants de la Renaissance : le classicisme romain et le maniérisme de l'Ecole de Fontainebleau.

Sa décoration intérieure, d'une rare somptuosité, provenant d'ateliers régionaux mais également français et italiens, faisait l'émerveillement de ses contemporains.

Gaspar de Vega, architecte de Philippe II d'Espagne, rapporte au roi qu'il s'agit de l'édifice le mieux traité et le mieux travaillé qu'il a vu au cours d'un voyage à travers la France, les anciens Pays-Bas et l'Angleterre.

De la lignée des grands châteaux-résidences, son importance lui a permis de servir de modèle-clef à de nombreuses résidences seigneuriales construites à cette époque, tant dans les Pays-Bas qu'en France et en Espagne notamment

Sur un site occupé dès l'époque gallo-romaine (monnaies, fragments de tuiles et de sigillées trouvés lors des fouilles) est rebâtie, dès le Xème siècle, une importante forteresse médiévale.

Détruite en 1478, lors des guerres entre la France et les Etats Bourguignons, elle fait place, dès 1540 au « palais de Boussu, la plus belle demeure qu'on puisse voir en tous les Pays-Bas, une demeure digne d'un roi, ... » (Guichardin) dont l'architecte est le montois Jacques Du Broeucq et le commanditaire Jean de Hennin-Liétard, premier comte de Boussu, Grand Ecuyer de l'Empereur Charles Quint.

Visité successivement par Charles-Quint (en 1545 et 1554), Philippe II (en 1549 et 1558), Louis XIV (qui y fête son anniversaire en 1655) ou Guillaume III (1676), il est progressivement détruit par les nombreuses guerres qui émaillent les seizième et dix-septième siècles.

En 1810, totalement ruiné, il est démoli, à l'exception du châtelet d'entrée restauré par le comte de Caraman.

Durant la deuxième guerre mondiale, il est occupé par la Luftwaffe qui y installe un important dépôt de munitions, dynamité le 2 septembre 1944.

Devenu propriété communale en 1989, il est donné en gestion à l'A.S.B.L. « Gy Seray Boussu » qui y entreprend un long travail de mise en valeur

 

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